Full text : 3.1926 (0003)

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çait la répression des délits de chasse et pour le maintien
jaloux des ancestrales servitudes de vénerie. Des cantons
entiers, englobant de grands bois et de nombreux villages
 (1), étaient enclos par une immense enceinte continue
 afin d’éviter la fuite du gibier en pays voisin.
En maint endroit le tracé des clôtures de ces parcs (2) de
réserve se confondait avec les frontières territoriales.
Des portes à bascule (3) étaient aménagées sur les routes
êt chemins aux points de pénétration ou de passage. Pour
les voies les plus fréquentées, des gardiens à demeure,
logés dans une maisonnette assuraient l’ouverture et la
lermeture de ces sortes de trappes.
À l’intérieur de l’enceinte, les lièvres, les sangliers, les
thevreuils, etc. s’ébattaient en toute liberté et sans crainte.
Les dégâts occasionnés aux récoltes étaient énormes (4).
Quant au sujet de Son Altesse, il n’avait même pas le droit
d’étendre la main pour saisir le lapin broutant ses jeunes
choux. L’emploi d’arme à feu, d’un bâton même lui était
prohibé. Souvent, en labourant, il lui fallait menacer du
louet les cerfs qui fouillaient son champ. Un paysan (5)
écrivait plus tard, après la Révolution : « Sous le règne des
ducs, il y avait dix fois plus de biches dans la forêt que de
vaches dans le village. » Les chiens des métayers devaient
Ître tenus sans cesse attachés. ou, s’ils étaient libres, ur

(1) Lettre citée de Knigge.
(2) Il existait deux parcs clos de ce genre dans le seul « Oberamt » de Deux-Ponts,
 un englobant la région de Jägersburg, les bois de Kirkel, Altstadt,
Kashofen, etc…, un autre au sud de Deux-Ponts jusqu’aux limites de la Lorraine.
 L’écart désigné de nos jours encore sous le nom de « Torhaus », sur
la route Ixheim — Altheim et situé à l’ancienne limite du duché de Deux-Ponts
 est un vestige des constructions voisines de la porte barrant la route
srécitée (Cf. : "Rescript ci-dessous et lettre du Freiherrn von Knigge), citée.
(3) Les unes et les autres étaient désignées sous les noms de « Falter »
dérivant de « Falltor » et de « Falter Häuser » (Rescript an das Herzogl.
Ober Forst-Amt. d. d. Karslberg, 20 Aug. 1789).
(4) Aux termes du droit public alors en vigueur, ces dommages devaient
donner lieu à une indemnité de la part du duc!
; (5)Hannibal FrscHER, de Birkenfeld, cité dans Max von BoEun, Deutschland,
un 18. Jahrhundert, Berlin, 1922, p. 159.
            
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