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pour l’usage du Duc. Charles-Auguste n'avait pas manqué
de poursuivre l’œuvre commencée par son oncle. Sous son
règne, l’élevage hippique prit un nouvel essor. En 1783 (1)
700 à 800 chevaux furent vendus pour faire place à des
bêtes plus jeunes. 150 entiers, de même qu’un grand
nombre de juments et de chevaux de trait, avaient été
acquis par le roi de Prusse et prirent le chemin des
haras de Trakehnen (2).
Pour le renouvellement des « élèves », Son Altesse s’était
adressée à la baronne de Bode-Kinnersley, Anglaise par
ses origines et mariée à un gentilhomme fieffé dans le
Duché. Cette personne avisée avait aussi reçu la commission
de faire parvenir à « Serenissimus » toute une série de
vhiens de race anglaise, l’anglomanie sévissant alors; cette
race de chiens était recherchée et de ce fait excitait
la convoitise de Charles-Auguste. La baronne écrivait à son
beau-frère, habitant l’Angleterre, pour lui réclamer quelques
couples de ses chiens : « Qu’ils soient des descendant directs,
jeunes ou vieux, bons ou mauvais, ce sont toujours des
chiens anglais et comme tels un cadeau très acceptable
(de moi) pour le Duc qui, à ce que j'apprends, est très
contrit de n’avoir pas encore un seul chien anglais et qui
s’est mis en tête que nous devions les lui procurer cet hiver.
Nous avons besoin de lui pour deux ou trois affaires et si
nous commençons à lui fournir et même à lui faire cadeau
de quelques chiens, il nous accordera tout ce que nous lui
demanderons; car Son Altesse est une de celles qui pour
leur plaisir ne reculent devant aucune dépense. » Ralph
Adderley, à qui la lettre était destinée, devait ensuite chercher
à Londres un homme parlant le français et acceptant
d’amener les chiens à destination.
Mais, en fin de compte, le Duc qui tenait à sa meute
(1) D'après une lettre de la baronne de Bode-Kinnersley, fragment reproduit
dans un article du D' Becker intitulé : Pfläsisches aus England, « Bayer-‘and
3, année 1913, p. 496 et suivantes.
{2} KAMPFMANN, oucrage cité, p. 241.