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les remises à voitures et le manège; l’ensemble constituait
une masse étendue de bâtiments se présentant, en bordure
de l’avenue, comme une longue bâtisse dominée alternativement
et à distances égales par quâtre pavillons semblables
deux à deux. Plus de 1.000 chevaux (1) garnissaient
les stalles. Louis XIV, si fastueux monarque qu’il fût,
se contenta du même nombre (2). Mais un siècle plus tard
la prodigalité dépassait toute limite. La plupart des bêtes
étaient destinées à la vénerie. D’autres, appariées, servaient
pour les équipages : chevaux de selle, de trait, de
parade, d’escorte, pour les courriers.
Les pur sang et les animaux reproducteurs étaient
aussi en grand nombre, car depuis un demi-siècle environ
Pélevage de la race chevaline jouissait d’une grande faveur
à la Cour de Deux-Ponts. Sous Christian IV, les haras
d’Eichelscheiderhof (3) et de Holzhauserhof (4) avaient
été créés entre 1752 et 1757 (5). Une nouvelle race (6),
obtenue par des croisements entre des entiers arabes ou
turcs et d’autres sujets autochtones et de race anglosaxonne,
jouissait déjà d’une réputation justement méritée.
La diffusion des poulains dans toute l’étendue du duché
n’avait pas peu contribué, en améliorant l’économie rurale,
à répandre le renom de la nouvelle création. De tempérament
vif, où le sang des cavales d'Arabie dominait encore,
bien proportionnés, sans être trop petits ni de grande
taille, ces chevaux alliaient à la finesse des membres l’endurance
et une grande robustesse. Les plus beaux sujets,
destinés à faire souche, avaient été retenus dans les haras
(1) D'après une lettre du Freiherr Adolf von Knigge, datée de Deux-Ponts,
le 11 mars 1792, ce nombre s’élevait à cette date à 1.500 (Lettre
’eproduite dans W'estpfälzische Geschichtsblätter, 1909, n° 3).
(2) Paul GruyEr, Huit jours à Versailles. Hachette, Paris, p. 89.
(3) Située à 4.kilomètres à l’est de Waldmohr; existe encore de nos jours èn
lant que haras (propriété de l’État bavarois).
(4) Près de Nohfelden (principauté de Birkenfeld).
{5) KAMPFMANN, Heimatkunde des Bez.-Amts Zweibrücken. — $ VIL. Kgl.
Land- und Stammgestüt, p. 244.
(6) e Zweibrüker Rasse ». encore très en renom à notre époque.