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l’espoir des trois couronnes (1) qui se réuniraient sur sa tête.
Le sentiment des richesses entrevues dans un avenir qu’il
pensait rapproché ne fut pas étranger aux grandioses
projets qui allaient suivre et faire du Carlsberg, dans l’esprit
de son maitre, un nouveau Versailles.
La saison favorable permit l’achèvement de l’aile formant
équerre avec le corps de logis commencée en 1778.
L’autre partie, lui faisant face, était occupée par les bâtiments
de la ferme; c’étaient les étables et écuries dont la
construction avait, au prix de mille efforts, été poussée
pendant l’hiver de 1777-1778. Triste exemple du gaspillage
d’alors : moins de deux ans après leur édification ces
bâtiments étaient démolis et une aile symétrique à la nouvelle
prit leur place. Puis s'élevérent des « écuries pour
1.000 chevaux »; un immense manège pour les dresser;
un peu plus loin, des logements pour les écuyers, piqueurs,
palefreniers, veneurs, cuisiniers, aides, ‘etc, ete. De même
une vaste orangerie avec des habitations pour les chambellans,
pages, officiers, maîtres jardiniers, médecins, chirurgien-dentiste,
chapelain, allait s’édifier à la droite du
château.
Plus tard, ce fut le tour d’une caserne pour 600 « gardistes
», d’un ensemble d’appartements pour les officiers,
puis d’un chenil et de fosses pour 1.000 chiens (chiens d’arrèt,
chiens courants, meutes pour le cerf, meutes pour le
sanglier, etc.).
L'ensemble de ces bâtisses allait garnir tout le rebord du
plateau surplombant la plaine de Hombourg. Cependant,
des années s’écoulèrent encore avant l’achèvement des
dépendances du château, et jusqu’à 1784-1785 ce fut un
immense chantier où des édifices s’achevaient tandis que
d’autres n’en étaient qu’aux fondations ou montraient
des façades aux ouvertures béantes. Le manque d’argent.
(1) Celles du duché de Deux-Ponts et des deux Électorats du Palatina
et de la Bavière