Il
remariée (en 1770) avec le comte Gustave Henning de
Strahlenheim, dont la résidence était située aux environs
de Forbach (1), en Lorraine.
Par suite de l’éloignement de son propriétaire, la propriété
du Buchberg était de plus en plus négligée et les
revenus en diminuaient d’année en année. On eut alors
le désir de vendre le domaine. La baronne von Esebeck
promit à la comtesse, sa belle-sœur, de trouver un acquéreur
en la personne du duc Charles IT Auguste qu’elle
s'ingénia à faire tomber rapidement dans ses rets. Un goûter
champêtre parut aux deux dames le moyen le plus propre
à éveiller le désir du prince et à servir leur dessein, mais
il fallait préparer une mise en scène qui accentuerait les
avantages et les charmes du lieu. On était alors dans la
belle saison. Les intrigantes surent décider Son Altesse.
Le temps, au jour choisi, était magnifique, la ferme avait
êté nettoyée, la cour ratissée, « les plus belles vaches de
l’étable dispersées sur la verte ‘prairie où leurs robes met-(aient
une note gaie et mouvante; le fermier, sa femme et
ses enfants, les valets et les servants avaient revêtu leurs
habits des dimanches » (2).
La vue, du haut de la colline, s’étendait loin vers le
sud jusqu’aux hauteurs de Bexbach, dont les bois escaladaient
les pentes et fermaient l’horizon d’une ligne bleuâtre.
Au pied du plateau et au delà d’une vaste étendue de prairies
parsemées de bouquets d’arbres, les toits de Hombourg
se groupaient à l’ombre du Schlossherg et de petites fumées
montaient tout droit dans l’air calme.
Comme par hasard, Rosé, le médecin particulier du duc,
faisait partie de l’aimable compagnie et à son avis l’air
de la formation de cette unité (1757) comme colonel puis comme général
le brigade. Closen se couvrit de gloire pendant la guerre de Sept ans et par-Aculièrement
à la bataille de Vellinghausen (16 juillet 1761}.
Le baron de Closen habita peu la région, car la plus grande partie de sa
vle se passa à l’armée. Descendant d’une des plus vieilles familles de la Barière,
il fut un glorieux serviteur de la France.
(1) Le château de « Ditsehweilerhof » près de Kochern.
(2) MANNLICH, Mémoires, Ile édition, p. 336.