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LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
A Fremersdorf j'ai le tiers denier du prix des ventes de
bois communaux, ainsi que le tiers desterres communales
lorsqu’elles se partagent, ou le tiers du prix lorsqu'elles
sont relaissées à bail.
« Mon château de Fremersdorf doit annuellement à la
Saint-Martin une quarte de froment et une quarte d'avoine
à l’abbaye de Mettlach, pour indemniser ce monastère de
la dime qu’il a abandonnée à mes ancêtres sur un canton
du ban de Fremersdorf.
« Je possède enfin à Fremersdorfdes terres, prés, enclos
jardins, métairies, maisons en nature de roture acquis
tant par moi que par mes ancêtres de différents particuliers.
»
Chr. de Galhau jouissait de droits analogues à Guerlefang
et à Mechern, et possédait une île qui se trouvait sur
le ban de Fecking!; cette île, qui était formée un peu en
amont de l'embouchure de la Nied par un bras mort de la
Sarre, a disparu dans le courant de ce siècle, par suite,
sans doute, de la rectification du cours de la rivière.
La déclaration relative à ces lieux est conçue ainsi? :
« Je déclare que je tiens du roi, mon souverain seigneur
à cause de son duché de Lorraine, les terres et seigneuries
de Mechern et de Guerlefang situées dans la juridiction
du bailliage de Bouzonville, consistant en haute,
moyenne et basse justice avec tous les droits seigneuriaux,
juridiction, hommes sujets, amendes, épaves, confiscation,
corvées, banalité de moulin, troupeau à part, droit
d'entrée et de sortie, de cabaretage, de tiers denier, de
toutes les rentes, droit de carrière, de terrage, colombier,
fort fuyance et fort mariage, création d'officiers de
justice, bois, rivière, ruisseaux, pêche. chasse, gagnages,
1, Sur ces prairies de Fecking se trouve un énorme vieux peuplier
qui, d'après une tradition de famille, a été planté par Ch. Galhau.
2. Mémoire sur l’objet du passage de la Sarre à Fremersdorf, du
ie" avril 4777.