38 LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
atteint le grade de colonel *, et qu’enfin, en récompense de
ses services, il avait été nommé chevalier de Saint-Louis ?,
il y alieu d'admettre que, quoique d’origine étrangère, sa
demande lui ait été accordée.
Ce qui rend cette supposition vraisemblable, c’est que,
dans tous les actes conservés à Fremersdorf, son nom est
accompagné de la particule, ce qui ne serait sans doute
pas le cas s’il n'avait eu un titre de noblesse ; la même
chose a lieu pour son fils.
Une grande partie des papiers de famille, surtout ceux
qui regardaient des droits et des titres, étant devenue,
comme nous le verrons encore, la proie de la Révolution
française, il est fort probable que les titres de Ch. de
Galhau ont subi le même sort.
Ganier nous donne des renseignements sur les corps
francs qui prirent naissance à l’époque dont nous parlons;
voici ce qu'il dit à cesujet: « L’Alsace, sous Louis XIV, avait
fourni déjà pas mal de corps francs : les fusiliers de Graben,
la compagnie de milice de Fribourg, commandée par
Louis de Berth, la compagnie d’Andlau, la compagnie de
Daust, celle de Beauluisant, etle corps de Roberdens ; ces
compagnies, dont l’existence a laissé peu de traces dans
les fastes militaires, étaient principalement chargées de
la garde des frontières du Rhin et des places fortes de
Huningue, Sarrelouis, Landau, Brisach et Fribourg.
Sous Louis XV, pendant les guerres d’Allemagne et de
Bohème, de nouveaux corps francs se formèrent en Alsace.
Nous citerons la compagnie franche des dragons du chevalier
de Kleinhold et des fusiliers du même nom; celle
des dragons de M. du Moulin, en quartiers à Sarrelouis;
les compagnies franches de MM. de Jacob, de la Croix,
1. Commission de colonel accordée par Louis XV, le 1 décembre
novembre?) 1744,
2. Brevet d'association à l’ordre de Saint-Louis accordé par Louis XV
le & mai 1727.