22 LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
curé, M. Simmminger de Kirchnaumen, adressa à l’évêque
de Trèves, le 16 août 1757, relativement à cette querelle.
« J’ai reçu le 16 et la lettre qu’il à plu à Votre Grandeur
de m'envoyer avec son incluse pour vous en faire mon
rapport.
« J'ai l'honneur de vous dire que le Sieur Schmaltz, mon
vicaire, depuis la Saint Jean dernier a desservi pendant les
quatre dernières années la chapelle castrale de Fremersdorf,
dont il est question.
« Je l’ai examiné surtout etai pris d’autres connaissances
d’ailleurs exactement et en secret pour informer votre
grandeur au juste.
Primo. Monsieur le baron d’Oberhausen et Madame son
épouse sont continuellement en procès avec M. de Galhau,
leur Beau-frère, ce qui excite des animosités de part et
d'autre.
« 2° La chapelle en question, quoiqu'’elle soit claustrale et
dépendante de deux châteaux qui sont attenus au bâtiment
et y fournissent alternativement les luminaires et ornements,
elle est dûment pourvue d’ornements, même d’une
chaire et consacrée et sert aussi au public sous le bon
plaisir des deux seigneurs, dont chacun tient une clef;
chacun peut y entrer et entendre la Sainte messe, mais
il n’y a pas de fondation ; que si les seigneurs y veulent
faire célébrer ils sont en droit et possession d’avoir chacun
en particulier un chapelain chez soi à leur solde.
« 8° M. d’Oberhausen, depuis quatre ans, n’a point de
chapelain à cause de sa décadence et le sieur de Galhau
en tient toujours un à cause de sa veillesse et de ses infirmités
lequel il nourrit et paie seul et a la bonté, pour les
commodités des paroissiens gardes de maisons, de faire
sonner par les domestiques pour que chacun puisse entendre
la messe tous les jours, même les dimanches et
fêtes avec le consentement du sieur curé du lieu.
« 4° I] est vrai, Monseigneur, que l’on n’a pas sonné deux