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LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
« Ce testament est authentique, on le fait lire et traduire,
il en résulte que les demandeurs connaissent enfin leurs
qualités et leurs droits; ils sont petits-neveux de Jean-Nicolas
d’Oberhausen et seuls héritiers d’Oberhausen.
« Les demandeurs présument que cette seconde expédition
authentique, l’autre ayant été apparemment brûlée,
était celle qui appartenait à Jean-Hartard d’Oberhausen,
qui, comme les de Galhau, était héritier de Jean-Nicolas,
et que, lorsqu’il décéda à Fremersdorf, l’on fit placer
dans les archives les papiers qu’il avait délaissés.
« Les pourparlers avec la veuve Laporte, qui résultèrent
de cette découverte, étant restés sans résultat, les demandeurs
se virent obligés de lui intenter, de même qu’à ses
enfants, un procès pour entrer enfin en jouissance de leur
héritage. »
Comme nous l'avons vu, ils en furent pour leur peine.
Le village de Fremersdorf faisant partie du duché de
Lorraine, passa à la France avec le reste de ce pays le
23 février 1766, à la mort de Stanislas Lecsinsky, le dernier
duc de Lorraine *.
Fremersdorf resta français jusqu’au deuxième traité de
Paris (20 novembre 1815) et fut annexé à ce moment par
la Prusse, de même que Sarrelouis et ses environs (canton
de Rehling).
1. Traité de Vienne, conclu en 1736.