34 LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
dans toutes les circonstances critiques où il s'est trouvé
durant les malheureuses dissensions de famille. Puisset-elle
servir de modèle et d'exemple à mes neveux! »
Une autre conséquence de la Révolution française pour
les enfants de Chr. de Galhau fut de leur faire perdre
la propriété d’Oberhausen, qui devait leur revenir de droit.
En 1828 ils intentèrent un procès à une veuve Laporte,
qui se trouvait en possession de cet héritage, afin de rentrer
dans leurs droits, mais leurs démarches furent infructueuses.
Il existe un long mémoire qui explique comment les
choses se passèrent; nous en donnons le résumé :
« Jean-Nicolas, baron d'Oberhausen, qui était propriélaire
de la terre d’Oberhausen, avait épousé Catherine
Stein; celle-ci lui survéeut.
« D’après le cours naturel des choses, lorsque J.-N. d’Oberhausen
vient à décéder, sa succession devait revenir à
ses frères et sœurs, parce qu’il ne laissait pas de descendants;
à leur mort elle devait échoir à J.-H.-Chr. de Galhau
et à son décès à ses cinq enfants.
« Le 7 mai 1759, J.-N. d’Oberhausen avait fait un testament
par lequel il accordait à son épouse Catherine Stein
une somme de 1 500 écus et lui assurait la jouissance de
ses biens jusqu’après le paiement de cette somme; d’un
autre côté, selon la coutume de Luxembourg relative aux
biens nobles, usufruit était accordé à la veuve à titre de
rarde noble.
« Par suite de ce testament, les droits des héritiers d’Oberhausen
étaient suspendus jusqu’à la mort de l’usufruitière,
Mr° d’Oberhausen, née Stein. Celle-ci cependant se
remaria durant son veuvage et épousa M. Laporte *.
«En mourant, le 26 mai 1767, Chr. de Galhau laissa sa veuve
Barbe de Galhau, née Schmitt, avec les demandeurs tous en
1. Mémoire relatif aux succession de Nicolas d’Oberhausen. (II se
juve entre les mains de M. René de Boch à Vaudrevange.)