LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF. 83
pas meilleurs pour cela !. Le but de ces travaux était quelquefois
simplement de procurer du travail aux paysans.
Ces fantaisies finirent par indisposer les habitants, qui
oublièrent trop vite tout le bien qui leur avait été fait, et
se montrèrent ingrats envers leur bienfaitrice.
C’est pour exprimer son mécontentement de l’aititude
de la population qu’à sa mort elle se fit enterrer à Mechern,
et non à Fremersdorf.
À la fin de sa vie, comme il arrive souvent chez les personnes
âgées, surtout quand elles vivent dans le*célibat et
l’isolement, Gélinie subit l’influence plus ou moins mauvaise
de ses domestiques, qui cherchaient à l’exciter
contre tout le monde pour se faire bien venir auprès
d’elle.
La conséquence de toutes ces circonstances fut que
l’entente ne régna pas toujours entre la maîtresse du château
inférieur et sa famille, elle ne s’entendait pas bien
avec son neveu Charles Villeroy, qui cependant était rempli
des meilleures intentions à son égard.
Son testament se termine par ces belles paroles réconciliatrices
:
« Je déclare à la face de Dieu et des hommes que telle
est ma propre et pure volonté, sans y avoir été engagée
ni influencée par qui que ce soit, et qu’il en est de même
des autres dispositions que j'ai prises par des actes entre
vifs les années précédentes.
« Pardonnant à tous ceux qui se sont laissés aller à
faire des suppositions contraires et les priant de me pardonner,
si je rends ce témoignage authentique à la vérité.
Je crois devoir le faire pour justifier ma sœur Julie des
imputations dont elle a été chargée injustement aussi bien
que pour donner un juste éloge à la droiture de la conduite
sage. noble et désintéressée de mon frère Fenri
1. Me de Galhau a changé à différentes reprises l'emplacement du
chemin qui mène vers le Sonnenhof.