Full text : La seigneurie de Fremersdorf

30 LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
n’avaient pas été vendus subirent, à ce moment, le sort
des propriétés, et furent partagés.
Chr. de Galhau avait avancé de l’argent pour la somme
d'environ 58090 livres à une foule de personnes; ces
créances ne furent partagées que plus tard entre les héritiers‘.


La propriété de Fremersdorff ne resta pas longtemps
divisée en trois parts. En effet, Simon-Adolphe de Galhau,
n'ayant pas l'intention d’habiter l’endroit qui lui rappelait
 sans doute de trop tristes souvenirs, vendit à son
beau-frère Gaspard Renauld la majeure partie de son héritage,
 c’est-à-dire le château supérieur avec ses dépendances,
 la chapelle, ainsi que d’autres propriétés qui lui
étaient échues ?

Contrairement à ce qui arrive généralement, ce furent
donc les fils qui quittèrent le foyer paternel pour le céder
 à leurs sœurs.
Comme du temps des dames de Schonville, nous voyons
la vieille seigneurie de Fremersdorf divisée en deux devenir
 la propriété séparée de deux sœurs : Julie, devenue
Mme Renauld, et Célinie. Leur sœur Sophie alla habiter
Bas-Limberg (Niederlimberg) quelque temps après son
mariage avec Fr.-Albert de Lasalle.
La première des nouvelles châtelaines de Fremersdorf,
Julie Renault, nous est connue, nous allons tâcher de
faire plus ample connaissance avec la seconde, Célinie.
Célinie de Galhau, la plus jeune des filles de M” de
Galhau, avait reçu une éducation soignée chez les Ursulines
 de Metz.

Douée d’une intelligence supérieure et d’une fermeté
de caractère peu commune chez une femme, elle joignait
la bonté à la générosité.

1. Acte du 28 janvier 1809.
2. Acte de vente du 20 vendémiaire de l'an VI de la République
11 octobre 1797).
            
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