[4 LES SEIGNEURS DE FREMERSDORF.
calme rendu à la France eut rassuré les esprits, M”° de
Boufflers trouva alors quelqu'un qui voulut bien se charser
de les remettre à Me Valette, avec une lettre que je
copie sur l’original.
« À la citoyenne Cavillon-Valette, rue de l’Égalité, à
Sarre-Libre, ce 29 avril1795, an III de la République.
-..5yenne,
« J'ai remis à la citoyenne Ferrier, qui m’a dit être l’amie
« de la malheureuse Mr° de Galhau, les cheveux qu’elle
« m'avait donnés. Cela m'a paru la voie la plus sûre et la
« plus facile, je souhaite qu’ils soient de quelque consola-«
tion à ses filles, mais je crains que ce ne puisse être de
« sitôt. La perte d’une mère si tendre, si vertueuse et si
« aimable doit se faire sentir avec des déchirements trop
« douloureux pour en pouvoir souffrir la vue de bien long-«
temps. J'ai connu, aimé, respecté, quoique pendant un
« court espace de temps, cette intéressante personne et
« je partage les regrets qu’elle inspire à ses parents et
« amis.
« J'ai l’honneuvr d’être, cit-yenne, avec fraternité, votre
zoncitoyenne,
V" DOUFFLERS. »
« Vers cette époque, M"° Valette engagea ses pupilles à
faire le partage de leur mobilier, et afin de faciliter ce partage,
on fit vendre à Metz des pièces d'argenterie et même
quelques meubles.
« Parmi les objets dont les enfants se séparaient avec
peine se trouvait un simple cachet de bureau aux armes
de Galhau, que Célinie se rappelait avoir vu souvent aux
mains de son père et de sa mère et qu’elle pria son tuteur
de racheter pour elle.
« Dans le partage, elle resta en possession du château