04 —-Pas
un ! "1e...
Mais voici le bouquet ; voici le but proposé, le résultat
de tous les efforts et pour lequel notre pauvre église
paya l’écot.
Au moment de l’apogée du banquet, M. le Maire,—
ce brave et digne homme—fit la proposition d'envoyer un
télégramme à Sa Majesté l'Empereur. Doutera-t-on que
la proposition fut ‘acceptée par acclamation ? Et ce monsieur
traça d’inspiration (!) la dépêche suivante :
“ Les citoyens (?) et officiers de Saarlouis assemblés,
‘“ pour fêter le deuxième centenaire de la fondation de la
“ ville et de la forteresse de Saarlouis, prennent la liberté
“ de faire parvenir à Votre Majesté, l’expression de leur
““ inaltérable attachement et de leur profond dévoue-‘*
ment.”
“ Au nom du corps d’officiers et des citoyens.
“ CRAMER, TIETZ, DEVENS
‘ Colonel gouverneur. Maire. Sous-Préfet.
(un étranger) (un étranger) (un étranger)
Et l'Empereur de les remercier de cette attention
délicate et patriotique !.......0-00 4 5 veus sa sau000
Tout commentaire est superflu, la farce était jouée,
et c’est là le cas de répéter que c’est ainsi que l’on continue
à fabriquer des incidents, devant servir plus tard à
l’histoire des pays annexés !...…..
Très-bien, messieurs les prussiens, très-bien, vous
êtes l’autorité, vous êtes les maîtres, il ne vous en coûte
pas beaucoup de parler et d’agir au nom de Sarre-Louis,
de même il ne vous en coûte d’agir et de parler au nom
de l’ Alsace-Lorraine.
Il vous est même facile de démontrer—les preuves
vous les avez en mains (!)—que sous ce paternel gouvernement
prussien, nous nous considérons non-seulement
les plus heureux mortels, mais que réellement nous avons
gagné au change, et que, comparant notre existence actuel-