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joli et plus approprié au goût de l'époque. M. le Maire.
toujours au nom de la ville (?) se chargea de souhaiter la
bienvenue aux invités du jour. M. le colonel Cramer, le
remercia en leur nom. Le colonel von T'schischwitz, du
30 Régiment d'infanterie, qui assistait avec tout son corps
d'officiers, but à l’entente cordiale existante entre citoyens
et militaires. ( Décidément on y tient à cette entente cordiale.
)
Bon nombre de discours furent prononcés, d’autres
santés proposées et bues, entre autres celle du gouverneur
portée aux Dames et aux demoiselles de Sarre- Louis, accompagnant
cette galante exorde de quelques versets de
Schiller.
En cela le digne colonel—il lui faut rendre cette justice—sut
être bien plus gentil que son prédécesseur de
1830, qui ne se gênait pas de les faire poursuivre à coups
de p'ats de sabre.
Une autre santé digne d’être relevée, en ce sens qu’elle
fut proposée par un conseiller municipal, fut celle du conseiller
Ouhen, un de ces nombreux sémites, qui font si peu
d'honneur à leurs co-religionnaires, et qui, après avoir
exercé pendant une vingtaine d’années l’usure dans nos
campagnes était venu se créer une position en ville.
Il porta un toast aux organisateurs du centenaire et
à leur président M. le Maire.
Puis vint le tour d’un Herr Schaeffener, directeur de
l'usine de Lilling, un ultra prussien, venu on ne sait d’où
qui porta la santé de M. le sous-préfet. Celui-ci but à la
santé des Kreistaende (espèces de conseillers d’arrondissements
nommés par le gouvernement) et enfin le maire
termina ces toasts en buvant aux invités honoraires
absents: M. de Galhau, M. l’archiprêtre Hecking.
Bravo M. de Galhau, merci vénérable abbé, pour
votre abstention.
Maintenant de tous ces orateurs, de tous ces porteurs
de toast, de tous ceux qui assistaient à ce banquet et
à qui s’adressaient ces louanges, combien y avait-il d’individus
réellement Sarrelouisiens ?