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dant, peu d'instants après, vers onze heures et demie, une
lueur sinistre éclairant subitement l’horizon, s’élança tout
à coup de dessous la toiture,et en un clin-d’œil une
flamme immense enveloppa toute la partie de l'édifice, de
la galerie, jusqu’au pavillon qui garnissait le sommet.
La tour de la vieille église paroissiale était en feu !
De tous les côtés à la fois on donna l’alarme et la population
se réveillant en sursaut, accourait en toute hâte
sur le lieu du sinistre. Hélas! pour voir son joli rêve
s’envoler à tout jamais et sa fête tant désirée faire place à
un terrible malheur...
Devant cette surprise douloureuse, devant ce speetacle
nâvrant, l’être le moins impressionnable resta frappé
de stupeur.
Et chacun de faire son mea culpa.
Mais il était trop tard ;—trop tard pour déplorer la
malencontreuse idée, ce fol entraînement des masses, à
voulvir absolument fêter par des manifestations bruyantes
un centenaire, que les convenances les plus rudimentaires,
et les récentes douleurs patriotiques conseillaient de célébrer
dans l’intimité, loin du bruit et de l’avide curiosité
d’un tas d’intéressés.
Pour nous, Sarrelouisiens, les souvenirs plus que tristes,
tout nous commandait plutôt le recueillement et
le deuil.
Aussi quelle punition grand Dieu! et quelle expiation
?......
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Et cependant il s'agissait d’agir ; mais que pouvait
l’homme devant un pareil brâsier ?
Alimentée par une énorme charpente de bois, vieille
de deux siècles, la conflagration prit bientôt des proportions
énormes, et à la hauteur où il se trouvait, il était
impossible d'atteindre le foyer de l’incendie.
Aussi, ne put-on que mettre à l’abri les objets précieux
de l’église et chercher à préserver les maisons d’alentour.