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une foule considérable s’assembla sur la place de la tête
du pont (Brueckenkopf) de la Sarre, et à huit heures et
demie, une immense procession aux flambeaux fit son
entrée en ville au son des cloches, et parcourut, musique
en tête, les rues,
Après une promenade d’une heure, se trouvant sur la
place d'armes, les portes-flambeaux entourèrent l’estrade
officielle sur laquelle monsieur le Maire, le conseil municival,
les membres du comité d’organisation, ainsi que les
sociétés orphéoniques et chorales avaient pris place.
Dans une courte allocution, ‘‘ mais dont les termes
fort choisis exprimaient la chaleur des sentiments, ”
(compte-rendu officiel) monsieur le Maire souhaita
la bienvenue, à la foule énorme qui remplissait la place.
Il approuva les Sarrelouisiens, de vouloir fêter par
des démonstrations grandioses leur glorieux centenaire, et
les félicita d’avoir réussi au-delà de toute attente. Dans
cette circonstanee solennelle, il était fier, lui, comme chef
de la municipalité, de pouvoir porter à ses administrés,
disait-il, les assurances d’une franche et fraternelle amitié
et doublement heureux d’avoir été choisi par le gouvernement
pour être son interprète.
Tl releva en termes élogieux cette cordiale et merveilleuse
entente qui règne dans nos murs (?) et exprima
sa ferme conviction, que dans l'avenir le plus éloigné même
cette entente si intelliyente ne saurait plus jamais être
troublée.
Evitant autant qu’il lui était possible de toucher à
notre passé, mais glorifiant le présent, il continua en prédisant
que les générations futures seraient fières de la
démonstration de ce jour, qu’elles se rappelleraient avec
bonheur cette splendide fête, qui par sa spontanéité
et par son merveilleux ensemble exprimait si bien
le sentiment actuel, et par suite l’attachement sincère des
Sarrelouisiens, à la nouvelle patrie (?)
Aussi proposa-t-il pour terminer un “ triple hourrah!
à la ville ! ”