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parti allemand, les autorités prussiennes surtout, soutenalent
puissamment cette idée et guettaient le moment
d'intervenir.
Enfin, faisant jouer le ressort des intérêts, ils manœuvraient
si bien, que l’on finit par entraîner les masses, et
que l’on décréta ia célébration du jour par des démonstrations
qui, dans la pensée des promoteurs, devaient surpasser
de beaucoup celles du premier centenaire. Mais le
parti sage songea toujours plutôt à une fête de charité, et
pour ce s’adressa jusqu’à la colonie Sarrelouisieane de
Paris, qui avec le cclonel Samuel à sa tête répondit largement
à cet appel.
Enfin le parti bruyant lança des invitations, et de
près et de loin on convia le public à prendre part à la
fête.
Aussi la perspective d’un succès était des plus encourageante
et un nombreux concours fut-il promis de partout.
Ce résultat obtenu, monsieur le Maire se mit À la tête
de l’organisation.
—Ne pas oublier qu’en Prusse, le Maire est un agent
du gouvernement, absolument étranger à la ville, occupant
une position à peu près semblable à celle qu’exercent les
administrateurs des aflaires municipales de Metz et de
Strasbourg, avec cette circonstance aggravante que Sarre-Louis
étant prussien et non allemand, ce magistrat y possède
des pouvoirs beaucoup plus étendus. —
Ce digne fonctionnaire conneissant son métier, appuyé
par le sous-préfet (Landrath) sut naturellement donner
au mouvement la direction voulue, c’est-à-dire, l’occasion
tant désirée allait pouvoir être exploitée dans les formes
et selon les règles, et le centenaire ne se passerait pas,
sans que MM. les Prussiens y trouveraient leur compte
Le programme une fois arrêté, l’on fixa la fête au
Dimanche, 8 Août 1880.
L’enthousiasme de commande fit son chemin et à la
veille du grand jour tout était prêt. Le soir du 7 août,