TROISIÈME PÉRIODE
1815 - 1830
DEUXIÈME PARTIE
Ce ne fut que trois semaines environ avant la date
historique, c’est-à-dire vers le milieu du mois de Juillet
dernier que l’on osa discuter publiquement la question de
savoir si, oui ou non, on devait célébrer officiellement le
2ème centenaire de Sarre-Louis.
Les opinions étaient fortement divisées. Dans le
sein des anciennes familles, par exemple, les plus sages
conseillaient l’abstention. alléyuant avec raison les douleurs
patriotiques et notre position d’annexés.
D’autres au contraire croyaient l’occasion bonne pour
affirmer nos souvenirs, et les plus Jeunes les appuyaient,
car ces derniers eussent été fort désappointés de laisser
échapper une aussi rare occasion de manifestation.
Tout le monde cependant était d’accord que la célébration
devait porter le cachet du recueillement plutôt
que celui d’une réjouissance bruyante, et que tout en
fêtant une date historique dont il ne tallait jamais perdre
le souvenir, on devait avant tout se rappeler notre pas:é,
ne pas oublier ce que nous avions été, ce que nous étions
et ce que nous attendions de l’avenir.
Les Néo-Sarrelouisiens, moins pénétrés du caractère
sérieux et délicat de la situation, s'appuyant également
sur Ce passé, qui selon eux donnait droit à n’importe
quelle cité d’être fière, réclamèrent une grande fête. Le
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