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Après la capitulation de Paris, vinrent les conditions
impitoyables du plus cruel des vainqueurs.
Et les milliards passèrent en Allemagne, et l’ Alsace
et la Lorraine partagèrent le triste sort de Sarre-Louis.
AU Qu A HN U À à VEN AL
Que se passa-t-il dans notre mi'ieu depuis cette
époque néfaste ?
Il arriva ce qui arrive toujours après chaque -cataclysme
politique. Le vainqueur insolent cherche plus
que jamais à dominer, le vaiseu est littéralement honri,
opprimé. Bafoué dans ce qu’il regarde avec juste fierté
être son bien le plus cher, il cherche ou à changer de
climat ou il se tient tellement à l’écart, que l’on pourrait
croire qu'il n’existe plus.
D'autres, pour sauvegarder une existence bien précaire
deviennent lâches et un grand nombre étudie l’art de
la dissimulation.
Les âmes bien trempées seules, ont le courage d’affronter
les attaques insultantes d’un tas de misérables.
Et la société ainsi ébranlée par le bouleversement
universel rejette sur l'individu les malédictions de
l’époque. Il n’est donc pas rare que dans de pareils temps
la défection devient fréquente. Le clinquant, la gloriole,
les honneurs et un gain facile entraînent aisément les
esprits faibles, vaniteux ou mercenaires. Le sot orgueil
qui repousse tout ce qui est malheureux refroidit vite les
cœurs étroits et lâches. En tout temps et en tous lieux,
lorsque les Milliards forment le piédestal de la statue de
Moloch, les adorateurs ne se font généralement pas
attendre.
Aussi, quelque pénible qu’il soit de le dire, et cela
dans l’intérêt même des bons, nous devons avouer que
dansce moment de décomposition sociale, 1l y eut des Sarrelouisiens
qui s’abaissaient au point de courber l’échine
devant le Maitre.