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TROISIÈME PÉRIODE
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1815 - 1830
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PREMIÈRE PARTIE
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La consternation, la rage et la douleur, toutes les
sensations qui peuvent broyer le cœur de l’homme, suspendre
ou étouffer la vie d’une communauté, s'emparèrent
de notre population.
C'était donc vrai ! dans le naufrage de l’Empire, où
la France faillit périr, Sarre-Louis, malheureuse épave
abandonnée, était offert en holocauste, pour apaiser le
destin en courroux !
. C’était donc vrai ! Le chef d’œuvre de Vauban, la
ville fondée par Louis XIV et dont elle portait .le nom,
ce centre éminemment français, cédé aux alliés, par nos
Princes à nous ; c’est-à-dire par les arrière petits fils du
“ Grand Roy ” !
Hélas ! oui ! aucun doute n’était plus possible, le
prussien était notre maître !
Ce que fut l’état moral des habitants pendant les
deux mois qui précédèrent et les premiers mois qui suivirent
la reddition de la ville, est plus facile à imaginer
qu’à écrire. Frappés dans ce qu’ils avaient de plus cher
au monde, dans leur ardent patriotisme, tout jugement
sain était suspendu, le raisonnement de tous et de chacun
faussé, les idées absolument buuleversées ! On se laissait
aller à la dérive.
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