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fices ; de tous les maux dont ln trahison vint accabler Sa
Majesté, il n’en est pas de plus dur pour Elle que l’ordre
qu’Elle me donne aujourd’hui.
Le lien qui vous unissait à lu France est rompu ;
l'affection de Sa Majesté pour vous subsistera toujours.
Elle n’oubliera jamais les preuves de fidélité que vous lui
avez données, ses descendants vous couserveront toujours
le même intérêt, et les tristes pages de l’histoire de ces
temps malheureux retraceront le souvenir de sa profonde
douleur, dont votre séparation pénètre le meilleur. des
Rois.
Soyez son interprête auprès de vos concitoyens, dites
leur que Sa Majesté leur offre au nom de la Patrie et en
son nom, les tristes et dernières assurances de ses regrets
et de son amour.
De nouveaux devoirs vous sont imposés, remplissezles
avec le même zèle, la mêm : loyauté qui vous ont toujours
distingué : cherchez, dans votre constance à les remplir,
et même dans la pensée que le pénible sacrifice qui
vous est demandé concourt à sauver la France, un adoucissement
à la cruelle séparation exigée de vous par une
invincible fatalité.
J’ai l'honneur,
M. le Maire, etc, etc.
Le Ministre Secrétaire d’Etat de l'Intérieur,
(Signé) VAUBLANC.
Le 30 novembre les commissaires français s’abouchaient
avec les autorités prussiennes et signalent la convention
suivante :
CONVENTION ENTRE M. LE COMMISSAIRE ROYAL PRUSSIEN
ET MM. LES COMMISSAIRES FRANÇAIS CONCERNANT LA
REMISE DE LA PLACE DE SARRE-LOUIS.
“Par suite du traité du 20 novembre ont été nommés
par les gouvernements respectifs, les commissaires
pour la remise et la prise de possession de lu place de
Sarre-Louis.
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