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Mardi le 14, de grand matin, le comdt. du génie Blanc,
fut envoyé au quartier-général ennemi, pour obtenir un
blocus moins rigoureux.
Le 15, il se rendit de nouveau à Vaudrevange, et
obtient, non sans grande peine, une circulation un peu
plus libre, à la condition toutefois que tout voyageur fut
muni d’un passe-port émanant des autorités prussiennes.
Et Lundi, le 27 Novembre 1815, date néfaste,
vers midi on nous signifia le paragraphe,
à jamais maudit, du traité de Paris,
qui nous cédait à la Prusse.
Quelques heures plus tard l’ordre de rendre la place
arrivait du Ministère de la guerre.
La lettre suivante, la dernière que le gouvernement
français échangeait avec Sarre-Louis, accompagnait cette
dépêche :
Paris, le 26 Novembre 1815.
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Monsieur le Maire,
Vous connaissez sans doute le traité de paix conclu
entre le Roi et les Puissances alliées; il est la suite de la
criminelle conspiration qui a conduit l’usurpateur en
France. Quelques pénibles qu’en soient les conditions, le
Roi a ordonné de le signer, pour mettre un terme aux
calamités de toutes espèces qui accablaient notre patrie.
Par ce traité la France cède quatre places aux alliées :
votre Ville est une de ces places.
Je remplis, monsieur, un bien douloureux devoir en
vous priant de préparer vos concitoyens au triste sacrifice
qu’ils sont forcés de faire. Le Roi m’ordonne de vous
dire quelle a été sa profonde affliction quand il a vu
qu’une impérieuse nécessité le contraignait à voue séparer
de la Grande Famille.
Témoin des-événements, vous avez pu les juger, vous
avez vu comment le honteux abandon du drapeau de la
Patrie nous a conduit sur le bord d’un abîme, et vous avez
dû pressentir qu’on ne pouvait le sauver sans des sacri-8