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jusque sur les hauteurs du Geisenberg. Là, les russes se
trouvant en force, repoussèrent les nôtres avec une telle
impétuosité que le détachement manqua d’être enveloppé :
Thomas même fut en danger d’être pris.
Déjà nous comptions un mort et onze blessés. Heureusement,
grâce aux renforts arrivés de la place, l’offensive
fut reprise, l'ennemi repoussé en lui infligeant des
pertes sérieuses par deux pièces de campagne qu’on avait
posté en batterie sur le petit pont en arrière du village.
L’ennemi à son tour, reçut des renforts de Wadgasse,
força de nouveau les nôtres à se replier en avant de Listroff
; et pendant ce combat sur la rive gauche, les Russes
nous attaquait également sur la rive droite, menaçant
ainsi notre flanc gauche et notre ligne de retraite. Ils
firent en même temps une diversion inquiétante sur Loutre,
d’où on les délogea qu’après une fusillade de deux
heures.
Ces divers engagements durèrent de onze heures et
demie du matin, jusqu’à six heures du soir, et eussent pu
devenir très-sérieux sans l’énergie déployée par les
nôtres.
Le même soir, nouveau parlementaire de l’ennemi ;
il était porteur de journaux frangais et d’une lettre du
général Von Essen, commandant le blocus de Metz et de
Sarre-Louis.
Les journaux annonçaient la capitulation de Paris, et
le général russe signifia dans sa lettre au commandant
Thomas, que Sarre-Louis était compris dans cette reddition.
Thomas refusa d'admettre cette interprétation, et
déclara de nouveau au général ennemi que Sarre-Louis,
lui ayant été confié par la France, il ne remettrait la place
qu’entre les mains du gouvernement que le pays se serait
librement donné.
Par courtoisie cependant, il envoya le capitaine
Schlinker, accompagné d’une trompette et de deux cavaliers,
porter cette réponse au quartier général russe.
Le dimanche suivant le corps franc commandé par
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