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avancé du ‘‘ houzard” porteur d’un paquet de dépêche
et d’une lettre pour le gouverneur,
Le lendemain à 19 k. le commandant de Mirelle fit
assembler toute la garnison et dans une harangue très
à-propos, il prévint la troupe et les habitants, de se tenir
en garde contre des bruits très exagérés que l’on cherchait
à répandre,
Le 11 à 4 h. du soir, un officier prussien, accompagné
d’une trompette se présenta au même poste, demandant
une entrevue au Gouverneur, qui refusa.
Dans la nuit suivante, le courrier de Metz arriva au
grand étonnement de tout le monde.
Il apportait quantité de lettres et de journaux ; ceux
de Paris étaient datés du 8, et ne furent pas distribués.
Mais le courrier qui portait une large cocarde blanche,
criait à qui voulait l’entendre, que la paix était signée, et
que Louis XVIII était proclamé Roi de France à Paris.
Le lendemain, la diligence voulnt reprendre le chemin
de Metz, mais les postes ennemis ne la laissèrent pas
passer.
Le 14, vers dix heures, un nouveau courrier, qui pût
lui, retourner librement.
A 3 heures, l’adjudant major du 76e arriva de Metz,
porteur de dépêches officielles du Ministre de la guerre,
sur les événements de Paris, du 28 mars au 10 avril.
A 5 h. le gouverneur assembla de nouveau la troupe
et la garde nationale et leur communiqua ces dépêches.
Lès ce moment les hostilités furent suspendues et
tout rentra peu à peu dans le calme.
Enfin, le 24 avril, à une revue de la garnison, on
distribua à chaque homme une cocarde blanche ; au haut
du clocher, on hissa les insignes des Bourbons.
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Le 30 mai 1814, la paix fut signée à Paris. La France
entra dans ses limites d’avant 1792.
Napoléon était banni à l’Ile d’Elbe, et aux Tuileries
trônait Louis XVIII.