— 59 —
Vers 2 heures, le Général Durutte quittait Ia place,
emmenant notre bat. du 76e et une grande partie de
nos cuirassiers, afin de renforcer sa petite armée qui allait
agir en colonne mobile du côté de Thionville et de Luxembourg.
Toute la garnison leur fit la conduite et ne rentra
que le soir avec quantités de bétail, de vivres et de
fourrage.
Pendant plusieurs jours nos environs étant libres, on
en profita pour faire entrer en ville une grande quantité
d’autres provisions.
Le 29, les uhlans prussiens apparaissaient de nouveau
à Bourg - Dauphin. Ils s’avancèrent même jusqu'au
moulin à bois, où ils firent prisonniers trois de nos soldats
qui se promenaient au-delà des jardins. Deux cents
hommes qui sortirent sur Picard, obligèrent l’ennemi
de se replier sur Vaudrevange.
Le 31 mars, à 5 heures du matin, toute la garnison,
avec deux pièces de campagne, prit position à droite et à
gauche de Bourg-Dauphin. Le Colonel Mirelle y laissa
la garde nationale et l'artillerie et se porta avec le reste
en avant sur Bisten et Berus. On ramena vingt charges
de vivres et 19 bêtes À cornes.
Pendant cette opération, l’on apprit que l’ennemi
s’était porté en forces sur Roden et Loutre.
Mirelle fit aussitôt faire un demi-tour à sa troupe,
traversa la ville au pas de course et attaqua vivement les
deux villages. Les prussiens les reçurent par un feu meurtrier,
mais ne purent résister à l’attaque de la bayonnette.
Notre cavalerie menaçant de les tourner, ils se jettèrent
en toute hâte dans les bois de Roden.
Dans cette retraite précipitée, ils firent des pertes
assez sensibles, car le canon de la place appuyait nos troupes.
Ils laissèrent en outre 16 des leurs entre nos
mains.
À partir du 2 avril nous eâmes à supporter un blocus
des plus vigoureux,
Le $ avril, une estafette prussienne se présente au
po
eh
ass
=
à]
en
ch
d’i
un
DT:
de
M:
cri
qu
mi,
pa
li
po
sill
ot
ton
dis
dn
en
r