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pièces, et mettant les hommes hors de service ; l’ennemi
fut obligé de changer souvent ses batteries de position, ce
qui empêcha son tir de devenir plus dangereux.
A la pointe du jour un parlementaire se présenta
pour nous sommer de nous rendre. Il ne fut même pas
admis en ville.
Pour rendre notre position plus cruelle, un dégel
subit et la fonte des neiges, fit monter les eaux de la
Sarre à tel point, qu’elles pénétrèrent en ville inondant
les caves dans lesquelles les habitants s'étaient abrités
contre le bombardement. Vers 11 heures du soir, heureusement,
les eaux se retirèrent.
Le 28 janvier, le lieutenant d’artillerie Buisson, qui
revenait d’une reconnaissance au Felsberg, rapporta que
le gros de l’ennemi s’était retiré de ses positions, et que
sa cavalerie seule occupait les postes de blocus.
À cette bonne nouvelle, on organisa immédiatement
une sortie sur Beaumarais et Vandrevange, on refoula
l’ennemi sur les hauteurs, et on revint avec quantité de
bétail. Le lendemain matin, on opéra une sortie sur
Dilling et dans l'après-midi, une autre sur Vaudrevange,
qui permit à un détachement de sapeurs de détruire
quantité de pontons et de bateaux, qui auraient pu servir
à l’ennemi pour franchir la Sarre.
Jusqu’au 22 février des sorties eurent lieu presque
tous les jours. Tout en maintenant l'ennemi à une distance
respectable de la place, ces sorties facilitaient l’approvisionnement
en donnant quelque liberté de mouvement
à la population.
Le 23, l’ennemi revenait en forces considérables avec
10 pièces d’artillerie. Le lendemain nous étions non-seulement
cernés de nouveau. mais le blocus fut plus rigou-=reux
que jamais.
On s'attendait même À un assaut, car la température
étant très-basse, la Sarre et tout l’eau des fossés étaient
fortement gelés, ce qui permettait d’approcher facilement
nos remparts.
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