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craignant un bombardement, bon nombre d’autres femmes
et d'enfants abandonnèrent la ville.
En effet, le lendemain à 5 heures du matin, une batterie
établie à Loutre, lança une cinquantaine d’obus dans
la place, tuant un homme et en blessant mortellement six
autres ; tous succombèrent. Les dégâts matériels étaient
insignifiants. On reforma immédiatement la Garde Nationale,
et le Colonel Laurin, Chevalier de Mirelle, prit
le commandement de la place.
Le 10 janvier, les communications avec Metz étaient
interrompues. Le soir l'ennemi faisait son apparition à
Vaudrevange et à Beaumarais,
Le 11 il occupa le moulin à bois (Holzmill), et la
cense Souty et celle de Ste. Marie.
Il essaya d'occuper Listroff, mais notre position dans
le couvent des Capucins l’en empêcha.
Néanmoins le blocus était complet.
Le 12 janvier le gouverneur fit assembler la garnison
et la garde nationale, et après avoir exhorté tout le monde
à faire son devoir, il désigna à chaque compagnie son poste
de combat.
La garnison se composait alors, du 5e Bat. du T6e,
du 6e, Bat. du Gle, du 2e Bat. du 59e d’Infanterie, de la
lère Cie du 4e Bat. de Sapeurs, de la lère Cie du 4ème
Régt. d’Artillerie, d’un détachement du 2ème et du 10ème
de Cuirassiers, et d’un détachement de Gendarmerie du
canton, qui, à l'approche de l’ennemi, s'était replié sur
Sarre-Louis. En tout 14 à 1500 hommes, plus la Garde
Nationale composée des hommes valides et commandée par
un Sarre-Louisien, le colonel Winter.
Jusqu’au 19 janvier, rien de bien extraordinaire. Ce
jour à 41 heures du matin le bombardement recommença,
et l'ennemi lança de 150 à 200 obus et plusieurs fusées
dans la ville. Malgré des dégâts considérables, le feu ne
prit heureusement nulle part.
L'on s'attendait si peu à cette attaque, que ce n’est
qu'au 25e coup de l’ennemi, que nos pièces répondirent ;
mais notre tir produit bientôt bon effet, démontant deux