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SECONDE PÉRIODE
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DEUXIÈME PARTIE
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“ In qua a Deo roncessa Nativitatis Delyhini celebratur anni
“ centesimi post urbem conditam felicissima dies”
Telle était la devise qui brilla en lettres de feu au-dessus
du portique de l’Hôtel-de-Ville, 7e soir du 11 Novembre
1781.
Pour une raison à nous inconnue, notre municipalité,
reculant la date historique, choisissait ce jour pour célébrer
le pretnier centenaire, et en même temps la naissance
du Dauphin.
Ce fut une splendide fête, que cette double fête de
Sarre-Louis. Toutes les rues décorées, les maisons pavoisées
le jour, illuminées le soir.
Dès le point du jour un mouvement extraordinaire
par toute la ville : Salves d'’artillerie, revue de la garnison,
Ze Deum officiel, tout un vaste programme de réjouissance
s'exécute sans encombre. Les rues droites et larges,
les maisons symétriques, les édifices publics, la place
d'armes, les ramparts enguirlandés de verdure et de
lumière, de devises et d'emblêmes, formaient un coup-d’œil
féérique, et d’immenses feux de Bengales brillant sur le
haut du clocher, signalaient au loin dans les campagnes
l’allégresse répandue dans nos murs.
Le bourgeois frondeur, accompagné de sa famille,
oubliant pour un instant les rigueurs du sort et les maux
de la patrie parcourait par bandes les rues de la ville ;
les uns festoyaient, les autres dansaient. La jeunesse