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En 1756, on y comptait 22 maîtres drapiers, 14
métiers et 35 ouvriers fabriquant 300 pièces d’étoffes par
an. Vingt-neuf tnaîtres tanneurs, ayant 107 fosses, travaillant
peaux de bœufs, de veaux et de moutons à
l’écorce et à l’orge et produisant 4000 cuirs forts. Un
métier à bas, etc.
Pour les draps et les tannerieg, Metz seule dans la
province, pouvait rivaliser avec Sarre-Louis.
Ces produits s’écoulaient principalement sur les marchés
de Metz, Thionville, Dieuze et Strasbourg.
De vastes chantiers pour la construction de navires
étaient établis le long de la Sarre, près de Loutre.
Dès 1655, M. de Lenoncourt, avait fondé à Dilling
des forges et hauts fourneaux, d’où l’on avait tiré les fers
nécessaires à la construction de Sarre-Louis ; on y fabriquait
également des faulx, des scies et des poëles ; des
laminoires pour la fabrication des tôles y furent ajoutés
en 1756.
Dans cette même année on y voit s'établir une papeterie,
d’où dépendait une imprimerie, à qui l’on doit plusieurs
ouvrages hébreux très estimés.
La verrerie de Wadgasse fut primitivement établie
à Dilling.
La fabrique de fayence de Sarreguemines ne füt
transférée à Vaudrevange qu’en 1789.
Tels étaient nos progrès industriels.
Notre commerce faisait de son mieux pour ne pas
rester en arrière.
Il se faisait chez nous une grande transaction des
bois des Vosges ; il y avait un mouvement considérable en
vins de Bourgogne et du Messin qui, avec les nôtres,
s’écoulaient facilement à l’intérieur et se vendaient bien
au-delà de nos frontières.
Aussi le recensement de l'74, donne 4089 âmes ce
qui faisait une augmentation de 25 p. c. sur l’année 1717.
Le nombre des maisons habitées, qui était de 250 monte
à 460 c.-à-d. augmentation de 80 p. c.
Ce progrès doit être en grande partie attribué à la