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grâces que le feu Roy n'avait cessé de leur témoigner.
Une autre lettre fut adressée au Duc d’Orléans pour le
féliciter de son avènement à la régence. Au mois d'octobre
1716 les priviléges de Sarre Louis furent confirmés.
L’année suivante on fit le recensement de la ville.
L'on y trouva 260 maisons habitées, et 695 familles payant
capitations.
Les métiers divisés en 43 spécialités, comptaient 455
membres et 118 employés.
La milice se composait de 6 compagnies de bourgeois
à 60 honimes, et une compagnie de jeunesse, en tout 460
bommes. Il y avait en outre une compagnie pour le
service d’incendie.
La magistrature de l’Hôtel de Ville se composait d’an
Lieut. Général Présidial, de 2 conseillers du Maire, 2
échevins, 1 Procureur du Roi, 1 Greffier. Le Maire et les
échevins seuls, étaient électifs. La police était de la juridiction
de l’Hôtel-de-Ville.
La justice du Baillage et du Présidial était exercée
par 1 Président Lieut.-Général, 1 Lieut. criminel, 2 avocats,
4 procureurs, 1 greffier, à huissiers. 1] exempt et 4
archers de la sénéchaussée.
Les appels se portaient à Metz.
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Tel était Sarre-Louis dans la lère période du 18e
siècle, vingt années après le traité de Ryswick,
Mais sous ce dehors quasi respectable se cachait la
misère profonde du temps.
L’'occupation de 260 maisons seulement, indiquait le
vide de près de la moitié de la ville. Sur 695 familles,
il n’y en avait guère plus de 25 p. c. dont l’avenir était
assuré, les autres vivaient au jour le jour.
Des 485 maîtres des diverses corporations, le quart à
peu près était en état de travailler pour son propre compte,
les autres étaient obligés de travailler comme ouvriers.
Le corps municipal et celui de la justice, avec leurs
titres ronflant et des dehors brillants, ne formaient en
réalité qu’une réunion de pauvres diables, qui, s'ils
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