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si brillant et si étendu auparavant, était irrévocablement
arrêté. Le libre passage de la Sarre une fois aboli,
les murailles de Chine s'élevèrent de toutes parts, et
l’étranglement fiscal fit promptement son œuvre.
Le siége présidial, qui avait dans le principe pour
ressort l’étendue d’un petit royaume, finit par ne plus être
qu’un simulacre de juridiction.
De toute sa splendeur il ne lui restait plus que les
localités de la banlieue, les prévotés de Phalsbourg et de
Sarrebourg et les quelques villages de la route militaire
conduisant à Metz.
La Chancellerie fut révoquée, la Maîtrise des Eaux et
Forêts fut transférée à Thionville.
L’Exode alors commença:
Les fonctionnaires judicidiaires, qui avaient acheté
leur charge fort cher, quittèrent, pour aller s'établir
ailleurs. De ce nombreux personnel, huit seulement
restèrent.
Beaucoup de résidents aisés, les ouvriers de luxe, les
gens non attachés au sol firent partie de cette première
émigration.
Le déplacement n’était pas chose facile, à cette époque,
pour ceux qui avaient des biens fonds, pour les négociants
tenus par leurs engagements.
Bon nombre cependant tentèrent l’aventure, mais
retournèrent bientôt plus découragés que jamais Les
militaires et les employés du gouvernement, le clergé et
les divers établisse:ments religieux restèrent.
Et ce même 17e siècle qui avait vu l’agrandissement
rapide et la fortune merveilleuse de Sarre-Louis, en vit
complètement disparaître la prospérité, et sa population
réduite à moitié.
Un espoir pourtant restait.
Choisy, le constructeur de la ville, bien plus, le premier
Surrelonisien, * le véritable bienfaiteur de sa ville
d'udoption, continua à rester Gouverneur de la place.
* Mort en 1720; son corps fut transporté à Moigneville, mais son
cœur fut déposé dans l’évlise de Sarre-Louis où il repose encore.