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d'Ottweiler, de Birkenfeld, de Trarbach, Obers*ein, St. Wendel,
Lanuterec et Meissenheim, formant un total de vingt-six
villes, et mille six cent cinquante villages.
On attacha au dit siége deux présidents, un lieutenant
général civil et criminel, huit conseillers, un avocat
du Roi. un substitut, un greffier et quatre huissiers. Peu
après on y ajouta un grand Bailly, un lieutenant particulier
civil et criminel, un conseiller, d’honneur, un second
substitut, un payeur des gages, huit procureurs et deux
notaires.
L’on créa une Chancellerie, et par un édit de janvier
1687, une Maîtrise des Eaux et Forêts. Cette juridiction
était regie par les coutumes de la Lorraine. Les appels
se portaient dans les premiers temps au parlement de
Metz, mais peu après directement à Paris.
Dès ce moment l’influence de Sarre-Louis grandissait
de jour en jonr.
Chef lieu de la province de la Sarre ; siége d’une juridiction,
qui s’étendait jusqu’à l’Alsace, le Rhin et la
Moselle ; place de guerre de 1ère classe, ville libre de par
ses institutions. indépendante par son commerce, Sarre-Louis,
ne pouvait être qu’ure place privilégiée dont on
était heureux de faire sa demeure et fière de partager sa
destinée.
La société en ces temps y était des plus brillantes.
Gens de robe et d’épée y étaient nombreux, rivalisant
d'éclat et de savoir vivre.
Les Récollets et les Augustins y représentaient dignement
les lettres, les sciences et les arts.
La noblesse des environs, attirée par ce milieu-choisi,
véritable cour en miniature, accourut dans ses murs.
Les abbés de Wadgasse, de Metlach, de Tholey et de
Freistroff, le Commandeur de Becking, l’abbesse de Frauloutre,
s’empres-èrent d’y construire des maisons, ou plutôt
des hôtels au petit pied.
La rue “ des Seigneurs,” tout un quartier de la ville
même, attestaient, il n’y a pas longtemps encore, des splendeurs
de cette époque.