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“ les peuples qui y restent et leur accorder des exemptions
“ pour douze ou quinze années.”
Tels furent les avis de Vauban, militaire avant tout,
mais non moins bon politique.
Louvois. Colbert et Louis XIV profitèrent de ces
avis : Par lettres patentes du 30 avril 1681, l’on exempta
les habitants de Vaudrevange et de Listroff, allant habiter
la nouvelle ville, de tous impôts, leur accordant moitié de
la valeur de leur maison existante, à condition de les
abattre, avec permission de se servir des matériaux de
démolition pour rebâtir en la nouvelle ville. Le terrain
était donné gratis, avec une pièce de terre en dehors des
glacis, pour y faire un jardin.
Par lettres patentes du 30 novembre de la même
année, enregistrée an parlement de Metz le 29 décembre
suivant, le roi accordait “aux Etrangers s’établissant à
Sarre-Louis et y construisant des maisons, Lettre de Naturalisation.”
Au mois de novembre de l’année suivante, une déclaration
enregistrée au parlement, en avril, accordait de
nouveaux privilèges, soit : ”
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lo. Exemption des droits d’entrée et de sortie des
vins, denrées et marchandises ; exemption de la taille et
autres impositions, ainsi que du logement des gens de
guerre.
20 Construction d’un hôtel de ville, installation des
échevins choisis parmi les bourgeois.
30. Trauslation des marchés de Vaudrevange à Sarre-Louis,
portant le nombre de foires de quatre à six,
lesquelles six foires étaient franches.
4o. Translation de Vaudrevange à Sarre- Louis, du
siège de justice, des maîtrises et confréries.”
Favorisée par de tels avantages, la nouvelle ville se
peupla rapidement,
L’on avait nullement besoin d’appliquer les mesures
de coercion aux habitants de Vaudrevange, c’est-à-dire
brûler leur ville et les traîner à coup de crosse de fusil,