lennellement entre les mains de Louis XIV.
En 1815, Sarrelouis fut cédée à la Prusse.
Cette cession fut effectuée, raconte un
journal de l’époque, le ler décembre 1815,
à neuf heures du matin : la petite garnison
française quitta la place à ce moment. Une
heure après, les Prussiens entraient, et,
au milieu d’un silence sinistre, amenaient
du haut du clocher de l’église l'enseigne
des Bourbons.
, Sarrelouis n’a jamais accepté la situation
qui lui a été faite il y à soixante-dix ans.
Dans une petite brochure clandestine, très
répandue dans l'ancienne ville de Louis XIV
et vigoureusement traquée par les autorités
allemandes, un auteur anonyme raconte
ce que les Sarrelouisiens ont fait poar l’ancienne
patrie depuis qu’un traité inique les
en a géparés. ,
Si aujourd’hui, dit cette brochure, on faisaît
le récensement de Sarrelouis. et. qu’on
écartât de la statistique les employés da
gouvernement et les militaires, on trouverait
difficilement cinquante familles allemandes
qui aient pu prendre racine dans
notre milieu.
Voici quelques chiffres caractéristiques à
ce sujet :
Sarrelouis a fourni aux armées de la Révolution
et du premier empire :
Un maréchal de France, Ney, le brave
des braves ; treize généraux, parmi lesquels
: Grenier, le héros de Hohenlinden ;
François Muller, qui combaitit à Jemmapes
et à Fieurus ; Reneauld, Toussaint,
ete. ; huit colonels, dix chefs de bataillon,
quatre-vingts capitaines, etc, etc.
Pendant la. guerre de Crimée, l’armée
française d'Orient ne comptait pas moins
de cinquante-six Sarrelonisiens dans ses
rangs.
Aujourd’hui, l’armée françaises compte
encore une cinquantaine d’officiers nés à
Sarrelouis, parmi lesquels le générai Btienne,
commandant la 18e brigade d’infanterie
à Paris ; le général Paucellier, membre
de l’Académie des sciences, commandant
le génie du 18e corps d’armée à Bordeaux,
atc., etc. Le colonel d'artillerie Samael, qui
est mort l’année dernière, était également
de Sarrelouis.
Quant aux Sarrelouisiens qui servent
dans l’armée prussienne, ils sont au nombre
de cing : un lieutenant-colonel de l’armée
active, et quatre lieutenants de réserve.