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l'époque dont nous parlons, la première, en ce qui
concerne la France au moins, était en partie gagnée, mais
la seconde de nature beaucoup plus compliquée, qui n’était
qu’à l’état d’embryon, fut rigoureusement poursuivie par
les chefs de la politique alors régnante.
Mais nous ne voulons pas faire ici de traité sur la
marche des évènements de ces temps mémorables, nous ne
voulons pas toucher à ces querelles séculaires, entre l’Allemagne
et la France, datant, sans interruption, de la succession
de Charlemagne; nous avons même pas à juger de la
validité plus ou moins contestée des traites de Westphalie
et de Nimègne, ni les (hambres de Réunion résultant des
dits traités; nous n’avons qu’à enrégistrer les faits tels
que l’histoire nous les fournit, et nous borner de présenter
la variété des procédés appliqués à la fortune de notre
ville.
Dès 1661 Vaudrevange appartient de droit et de fait
à la France, et cela en vertu d’un traité spécial, conclu le
6 février de cette année, entre Charles, Duc de Lorraine
et Louis XIV. Cette session, librement consentie, fut non
seulement antérieure au traité de Nimègue, mais absolument
hors de toutes contestations du genre de celles qui
se produisèrent contre une partie des annexions, résultant
des décisions des Chambres de Réunions.
Vaudrevange et son territoire était donc doublement
pays de France.
Mais cette ville autrefois si florissante, fortifiée et
siège présidial d’un des trois grands Baillages de Lorraine
était depuis longtemps déjà vouée à la décadence.
Les misères des guerres du 17e siècle, surtout les horreurs
de la guerre de trente ans et le sac de 1034 achevèrent
sa ruine.
La place n’était plus tenable ; sa position stratégique
était absolument contraire à toutes les nouvelles règles de
l’art du génie militaire. Il n’y avait donc pas à songer
à l’utiliser, ni à relever la ville par une reconstruction
partielle ou totale.
Ceci établi il fallait aviser.