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* LUDOVICUS MAGNUS FEX CIHRISTIANISSIMUS.”
et au revers, la nouvelle ville, en la figure d’une femme
couronnée de tours crénelées, présentant le plan de son
enceinte à la Sarre, qui est couchée dans les roseaux,
appuyée sur une urne ; pour légende :
SARLOISUM CONDITUM, MDCLXXXITI
Médaille dont—entre parenthèse —cent cinquante années
plus tard, une copie en or fut offerte par la municipalité —
lisez Landruth, (espèce de gouverneur prussien) —à un
roi de Prusse, Guillaume ITT lors de sa 1ère visite à Sarre-Louis
:
** Bei hoechst dero anwesenheit dasselbest unter-‘
thaenigst ueberreicht und allergnaedigst angenomumen,
‘ seine Majestaet haben hierauf geruth, der Stadt hoechst
‘ dero Bildniss als ein huldreiches Geschenk uebersenden
‘“ zu lassen.”
Selon la véridique et édifiante chronique officielle de
nos présents maîtres.
Nous venons d'indiquer sommairement, quelles
étaient les raisons politiques et administratives qui firent
Sarre-Louis, capitale de la nouvelle province. Nous
allons essayer d’expliquer en peu de mots, pourquoi on
éleva la nouvelle forteresse. sur l’emplacement qu’elle
occupe.
Lorsque l’on étudie l’histoire des avant derniers
siècles et que l’on cherche à se reconnaître dans ce dédale
de complication politique, d’évènements aussi étranges
qu’imprévus, de guerres civiles et religieuses, d’ambitions
effrénées et de crimes épouvantables, on est—en écartant
la question religieuse—frappé de la persistance caractéristique
de deux choses: lo. de la guerre acharnée de la
royauté contre la féodalité; 20. de l’aspiration instinetive
des peuples à l’unité nationale.
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