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et au Mans, à Saumur, Martigny, Chollet et à Caron.
Dans ce combat des plus sanglants, il se jette au
milieu de la cavalerie vendéenne, son cheval est tué sous
lui, et on le laisse pour mort sur le champ de bataille.
Mais bientôt après nous le retrouvons à l’armée du
Nord, où il déploie une valeur énergique et prouve une
fois de plus son attachement à la République.
Au siége de Landrecies, à la bataille de Fleurus, il
contribua largement aux succès ; comme partout, mais
surtout à la bataille de Suge, il fait preuve du plus grand
sang froid et du plus grand talent.
Quoique Muller n’ait jamais commandé qu’en sousordre,
il sut s’acquérir une place imminente parmi ces
hommes qui combattirent pour la liberté et lui sacrifièrent
leur bien-être et leur existence.
En l’an XIIT, il commanda quelque temps la place
de Sarre-Louis ; depuis lors il disparaît pour ainsi dire et
toutes les recherches faites sur sa carrière ultérieure sont
restées sans succès. :
François Muller, un véritable enfant de Sarre-Louis,
mourut à Paris en 1817, à l’âge de 53 ans.
DE F'AV ART
Lieutenant général des armées du Roi, Gouverneur
de Metz et de Lille, naquit à la cense Favart, dans la
première moitié du XVIIIe siècle.
Son grand père était directeur du Génie, et son père
fut le fondateur de la cense Favart, aujourd’hui la cense
Souty.
Sa carrière militaire est peu connue, il semble avoir
donné sa démission lors de la Révolution, pourtant en
Florial, an IL, nous le trouvons à Sarre-Louis avec le
titre de Général, mais sans pouvoir affirmer son activité.
Beguin se trompe dans sa biographie sur Favart, car
il donne 1792 comme l’époque de sa mort.