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à Reneauld, mais dont la responsabilité toute entière pèse
sur le représentant du peupie Hentz. *
Voici les ordres de service que reçut notre compatriote
à cette occasion, et auxquels comme soldat il n’avait qu’à
se soumettre.
Liberté.
Au nom du peuple français
Pirmasenz, le 7 Thermidor an IL, de la République
une et indivisible.
Le représentant du peuple envoyé près des armées du
Rhin et de la Moselle.
Informé qu’il existe dans la ville de Couselle, pays
de Trèves, des fabricateurs de faux assignats, qui sont
tolérés et protégés par les habitants de cette ville, et que
t'est de là que provient l'émission désastreuse des faux
assignats dans la République, après avoir consulté le général
en chef de l’armée de la Moselle, qui a assuré que
l'existence de cette ville n’était pas nécessaire aux opérations
militaires des armées de la République ;
Arrête ce qui suit :
La ville de Couselle qui, dans toutes les rencontres se
montre l’ennemie de la République, et l’ami dévoué de
ses ennemis et notamment des Prussiens, sera brûlée.
Le Général en chef de l’armée de la Moselle, fera
* « J'ai le malheur de compter parmi les députés de mon département
‘un de ces hommes qui ont entassé les victimes vivantes sur les victimes
“ mourantes; un de ceux qui brülaient, qui détruisaient tout: c’est de
* Hentz que je veux parler. Par une proclamation quil fit, il ordonna de
“brûler une ville du Palatinat, parce que ce poste nous était inutile, et qu’il
avait cireulé de faux assignats dans cette petite cité. J'ai été obligé moimême
de donner du bois et de la paille à ces malheureux habitants, pour
* qu’ils se pussent faire des cahutes à la place de leurs maisons qui avaient
“ été brûlées.”
Merlin de Thionville, discours du 16 germinal an III.