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justes exigences de l’Etat, être éminemment françuse et
d’un accès facile, et, par sasituation, former un centre d’une
valeur relativement importante, et surtout ne pas éveiller
les susceptibilités jalouses des différentes principautés ou
villes, qui ne tarderaient pas à se disputer le siége du
Gonvernement.
C’est en cherchant à concentrer dans un établissement
entièrement nouveau, ces conditions variées et
essentielles, que Sarre-Louis fut choisi pour chef-lieu de
la province de lu Sarre. En attendant la fin de ln
construction, l’Intendant Antoine Bergeron de ln Goupillière,
Conseiller du Roi et adiministrateur en chef de
la nouvelle Province, se fixa provisoirement à Hombourg,
dans le Palatinat.
Vers la fin de 1683, la nouvelle ville, née capitale, fut
remise rayonnante et pleine d'avenir, au gouvernement
par ses fondateurs.
De cette année aussi date son existence municipale.
Son premier magistrat ‘“‘ Ferdinand Heyl ” (de Vaudrevange)
fut installé comme Maire, et deux Pères Récollets
de Paris furent chargés de l’adtninistration du culte.
Le 7 juillet 1684, Louis XIV, la Reine, le Dauphin,
et toute la cour, arrivèrent du camp de Bouquenom à
Sarre-Louis.
Apparemment, pour rendre visite aux déportés de la
nouvelle colonie pénitentiaire et à leurs dignes épouses
triées dans la fange parisienne—selon l’assertion fantaisiste
et bienveillante de certains Prussiens—T'as de Tartufes,
qui veulent bien par là nous reconnaître UNE ORI-GINE
FRANÇAISE.
Après un court séjour à Vaudrevange et dans la
nouvelle place, le cortège royal retourna à Versailles par
Teterchen et Metz.
Au cours de cette même année, l’Académie des Inscriptions
fit frapper une médaille commémorative de la
fondation de Sarre-Louis. Sur face, l'effigie de Louis
XIV avec la légende : 2