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en France il résilia son commandement, ce fut Grenier
qui lui succéda dans le Tyrol.
À cette occasion, il lança une proclamation, dans
laquelle il rappelait l’armée au devoir et à la discipline,
la conjurant d’attendre avec calme et dignité les nouvelles
officielles du pays. Le 5 Avril, nouvelle proclamation
par laquelle il fait connaître la déchéance de Napoléon et
le retour de Lou‘s XVIIL au pouvoir.
À son retour en France, dans les premiers jours de
Mai, Louis XVIII le fait chevalier de l’ordre de St. Louis,
et le nomma inspecteur général de l’infanterie.
Pendant les cent jours, Grenier habitait Sarre-Louis,
et lorsque Napoléon reprit de nouveau le pouvoir, nous le
retrouvons à l’asgemblée nationale représentant le département
de la Moselle.
La chambre reconnaissant ses idées modérées, le choisit
pour son vice-président (6 juin). Ce fut lui qui, le 8
remit à l’Empereur l’adresse des députés, et le 21 il fut
avec Carnot et le duc d’Otrante muni de pouvoirs dictatorilaux.
Ce triumvirat se chargea du gouvernement provisoire
afin d’arrêter les dangers qui menaçaient la France. Mais
Fouché réussit à faire passer Grenier et quantité d’autres
hommes, dévoués à la patrie plus qu’à un Maître, pour
traîtres ayant des connivances avec les alliés.
Après le second retour de Louis XVIII il fut mis en
disponibilité. Malgré ou plutôt à cause de ses idées libérales,
il fut réélu député de la Moselle en 1818.
En cette qualité il prit part à tous les débats, et
défendit chaleureusement le sort des vieux soldats de
l’Empire, mais dégoûté des menées de la Restauration, il
abandonna la vie politique en 1821.
Se rendant au désir de sa famille, il se retira dans sa
propriété de Morambert près de Gray, où il mourut dans
la nuit du 17 au 18 Avril 1827, à l’âge de 59 ans.
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