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feux des avant postes des alliées brillaient encore autour
de Paris, que Ney fut conduit sur le lieu d’exécution près
de l’observatoire, derrière le Luxembourg, à la place même
où se trouve aujourd’hui sa statue.
On avait d’abord décidé de le fusiller au Champ de
Mars, mais craignant un soulèvement du peuple, on choisit
cette dernière place.
Descendu de voiture, il se plaça lui-même à quelques
pas du peloton d'exécution. L’officier de service lui ayant
demandé à lui bander les yeux, Ney répondit : “ Ignorezvous
que depuis vingt-cinq ans j'ai l’habitude de regarder
les balles et les boulets en face.” Et mettant sa main droite
sur sa poitrine, et jetant son chapeau, il s’écria: “ Camarades,
droit au cœur! Je déclare en face de Dieu et des
hommes que je n’ai jamais été traître à ma patrie ! puisse
ma mort la rendre heureuse !”...‘“‘Vive la France!” A ces
mots il découvre sa poitrine, conmande le feu, et tombe
percé de dix balles...….……ussonuscsa se 0tu sen ua 0000
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. Ainsi mourut à la fleur de l'âge (46 ans) un des plus
illustres guerriers du commencement de ce siècle.
Si l’histoire, à bon droit, a crû devoir être sévère
pour Ney, la mort tragique ds notre héros expia bien des
fautes, et c’est cette même histoire qui continue à charger à
sou tour, et avec usure, la mémoire de ses accusateurs et de
ses juges. Si dans des circonstances plus que critiques le
tort de Ney fut de se présenter à Louis XVIII et de promettre
d’amener captif le fugitif de l’île d’Elbe, à qui déjà
tout le midi de la France, Lyon, Grenoble, etc., s’était
soumis, la cause des Bourbons, au moment où le Maréchal
fut investi du commandement de l’armée de l’Est, était
bel et bien perdue et cela par la propre faute de la Restauration.
Outre les clauses 11 et 12 de la convention de Paris,
parler de défections dans une époque où toutes les autorités
civiles et militaires envoyaient des adresses de dévouement
à Louis XVIII et le lendemain d’aussi dévouées à l’Empe-