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Quatre-Bras. Il attaqua l’armée anglaise et obtint un bri!-lant
succès ; mais, trompé par de faux rapports, il se persuadait
que le gros de l’armée prussien était réuni derrière
un bois en avant de Fleurus et son mouvement ne se fit
plus qu’avec une grande circonspection. 1! s'arrêta à une
lieue de Quatre-Bras, au lieu d'occuper !a place. Le 17 il
quitta les positions de Frasnes et atteignit le champ de
bataille de Waterloo.......
— I semble qu’en ce jour néfaste, dans les préparatifs
duquel Napoléon s'était surpassé, tout s’est enchaîné contre
la France.
Le fait est qu’une foule de critiques attribuent en
grande partie à Ney le désastre de l’armée française en
cette bataille.
Ceci, toutefois, ne pent être qu’une exagération, car si
dans les opérations de ce jour ainsi que de celles de la
veille il y a eu de graves fautes de commises, Ney ne fait
que partager la responsabilité avec quantité d’autres généraux.
Vouloir, à cause de cela, le confondre avec des traitres
c'est sortir de la. vérité historique. Dans cette fatale
Journée ou l’étoile de Napoléon disparaissait de l'horizon,
les hommes et les éléments devaient se donner la main.
On peut, en vérité, très-bien admettre que dans toute
celte campagne, qui devait être si promptement décisive
les facultés supérieure de la plupart des lieutenants de
Napoléon furent paralysées par une inquiétude vague, et
celles de notre compatriote plus que tout autre ; peutêtre
même ce dernier fut-il hanté ce Jour là par de funestes
pressentiments,
Ce qui est certain, c’est qu’au moment de la lutte
suprême, lorsque l’arrivée de Blûcher, au lieu de Grouchy,
décida de la journée, Ney déploya comme toujours une
admirable bravoure personnelle. À la tête de ses escadrons
il fit des prodigues de valeur. Voyant la bataille définitivement
perdue il se mit à la tête de huit bataillons de la
garde, décidé à chercher la mort dans les plaines ou quelques
heures auparavant l’aigle impérial semblait devoir
se relever avec majesté. Déjà cinq chevaux avait été tués