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Ney!” l’Empereur tomba, les larmes aux yeux dans
ses bras.
Peu de temps après, au passage de la Beresina, où il
guidait les restes des Ze, 3e et 9e corps d'armée, Ney se
couvrit d’une gloire immortelle, en sauvant les débris de
vette armée de Titanes, poursuivie par la nature et par
l'ennemi.
La jouruée de la Moskowa fut une journée de gloire
pour la France, mais à la Beresina, Ney sauva l’honneur
de la patrie !
À partir de ce moment, nous voyons Ney—au dire
de ses détracteurs eux-mêmes—daus sa véritable grandeur,
sans concurrent dans l’histoire. Froid et inébranlable,
comme ces plaines de glace où il combattait, le fusil à la
main, au milieu de ses hommes, nous le trouvons toujours
le dernier dans la retraite, couvrant les vivants de son
propre corps, et étreignant comme éternel adieu la main
aux mourants. À lui seul il valait un corps d’armée, il
était le seul et dernier espoir du pauvre soldat mourant
de froid et de faim.
A Wilna, à Kowno, au passage du Niemen, il couvre
avec la sollicitude d’une mère les Jerniers détachements
de ces héros malheureux.
Ney a fourni avec l’armée française tout ce qu’un
être humain peut fournir, mais il lui fut impossible de
lutter contre la destinée. Abandonné de chacun et de
tous, cernée de toute part, la grande armée dût se frayer
un passage avec ses baïonnettes.....
Le combat que Ney livra près de Weissenfels, resta
sans résultat. Le jour suivant il essaya avec le prince
Eugène, les maréchaux Mortier, Macdonald et Marmont,
ainsi que d’autres généraux, de réparer les fautes commises
à la bataille de Lutzen, puis à la tête d’un des quatorze
corps de l’armée, il prit part à tous les combats.
Le 15 Août 1813, son chef d’état, major Jomini, passa
à l’ennemi, et le mit au courant de toutes ses combinaisons
stratégiques, ce qui fit le succès de Bernadotte et de
Bullow à Dennewitz, où Ney perdit les 2 de son artille-