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de l’approche du danger, de l'existence d'immenses
espoirs et de grands redressements de torts dans un
avenir plus ou moins éloigné.
Certes hélas! trois fois hélas! les malheurs et les
douleurs ne nous manquaïent pas……
La construction de Sarre-Louis fut poussée avec la
plus grande activité. Six mille hommes, tant ouvriers
que soldats, y travaillaient sans relâche.
Les régiments de Vaubrecourt et d’Hamilton furent
les premiers.
Ceux de St. Mori, de Coursol et de Navarre, suivirent
de près.
Trois autres régiments y travaillèrent pendant quatre
ans.
C’était le régiment Dauphin-Infanterie, qui laissa,
ainsi que le régiment Picard, leurs noms aux villages
bâtis sur l’emplacement de leurs camps, et à l’empläcement
du Beau marais, de nos jours, campait le régiment
Beauvoisy.
D’autres régiments vinrent, par intervalles, camper
au dedans et au dehors de la nouvelle place. Près de
cinq millions de livres y furent dépensées. Le sol étant
marécageux, on dut construire les assises des murs sur
des pilotis, reliés entre eux par force madriers en chêne.
La plus grande partie des pierres fut extraite des
carrières de Bous et de celles du Limberg. Pour en
faciliter le transport, on creusa un canal, qui reliait les
étangs du Mockenloch avec la Sarre.
Voici comment Dom Calmet décrit la nouvelle ville,
dans son histoire de la Lorraine. “ La ville qui se for-“
mait dans cet intervalle et qui est située dans l'Isme
“ d’une presqu’isle que forme la Sarre, a une figure hexa-“
gone régulière de six bastions. Le côté qui est sur la
“ rivière est plus étendu que les autres. Au-devant des
“ courtines sont placés de petits ouvrages, appelés tenail-“
les ; cing de ces fronts sont couverts de demie-lunes, le
“ tout revêtu de bonnes maçonnerics. Le fossé qui