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franchit la Lahn. Le combat commença par des escarmouches
d’avant-garde et se changea bientôt en bataille
sanglante.
À l’attaque du village d’Obermel, Ney déploya un
courage qui frisait la témérité.
A la tête du lle Dragon et du Ge Chasseur, il jeta
l’épouvante et le désordre dans les rangs de l'ennemi, qui
réussit néanmoins à se reformer dans Obermel, où il se
défendit avec le courage du désespoir. Ney attaqua quatre
fois ce village, quatre fois il est repoussé, et ce n’est qu’à
9 heures du soir, qu’il reste maître de la position.
Le 5 thermidor, l’armée autrichienne, forcée d’abandonner
Wurzbourg, laisse dans cette place 2000 hommes
d'Infanterie et 300 chevaux. Profitant de sa victoire
d’Obermel, Ney se présente le lendemain devant Wurzbourg
à la tête d’un simple détachement de 100 hommes.
Une partie de la légion Bussy, qui avait voulu arrêter
cette marche si hardie, fut dispersée par ses manœuvres
habiles, et Ney somma le Gouverneur, déjà intimidé, de se
rendre sur le champ.
La capitulation fut signée aussitôt et Wurzbourg
était au pouvoir des français.
A Bamberg, à Forkheim surtout, il s’attira l’admiration
de l’armée entière.
Après avoir repoussé le général autrichien, Wartensleben,
Ney fut chargé de forcer la reddition de Forkheim.
La capitulation eut lieu presqu’aussitôt, avec abandon de
7 canons et une grande quantité d’armes et de munitions
de toutes sortes.
Kléber, Général-en-chef de l’armée de Sambre-et-Meuse,
désirant depuis longtemps récompenser un officier
d’un tel mérite, le nomma de nouveau Général de Brigade,
grade qu’il accepta cette fois.
Le Général en chef, écrivit à cette occasion la lettre
suivante au Diréctoire :
“ L’Adjudant général Ney, a donné pendant cette
““ campagne et les précédentes des preuves multiples de
“ talents, de zèle et d’intrépidité, mais il s’est surtout