LE BASSIN HOUILLER DE LA SARRE 65
Il tirerait grand profit de l’amélioration du canal
du Rhône au Rhin.
Jusqu’à présent, toutefois, c’est par voie de fer,
beaucoup plus que par voie d’eau, qu’est expédié
le charbon de la Sarre. Sur 11.652.000 t. vendues en
1913 par les mines fiscales prussiennes, 9.236.000 t.
ont été transportées par wagons et 660.000 t. seulement
par bateaux. Le reste a été chargé sur voitures
(402.000 t.) ou enlevé par les funiculaires à
destination des usines locales (1.354.000 t.). L’AIsace-Lorraine
recevait à elle seule 10 p. 100 des
charbons de Sarrebruck, proportion assez forte, si
l’on tient compte de la quantité extraite dans la
partie lorraine du bassin, qui reste en presque
totalité dans le pays. En 1913, l’importation en
France s’est élevée à 794.000 t. Elle était autrefois
bien plus considérable (1.171.810 t. en 1860). Depuis
1870 surtout, le charbon de la Sarre a été graduellement
remplacé dans nos pays de l’Est par les
charbons du Nord et du Pas-de-Calais, non grevés
de droits d’entrée et dont le transport est moins
onéreux. Plus de la moitié des expéditions vers la
France se faisaient par voie d’eau. Un des principaux
clients des mines de la Sarre était la Compagnie
du Gaz de Paris.
Le coke fabriqué par les mines fiscales est presque
totalement consommé dans le pays : il n’en est
Gaccors. — Le Bassin de la Sarre