Full text : Le Bassin de la Sarre

56 LE BASSIN HOUILLER DE LA SARRE

ciété J.-B. Equer, moyennant 71.000 fr. par an,
somme très inférieure à la valeur du charbon extrait.
Napoléon, très préoccupé d'organiser l’exploitation
économique du bassin, en fit entreprendre l’étude
par des ingénieurs attachés à l’École des Mines qu’il
avait fondée à Geislautern, sur la rive gauche de
la Sarre, au Sud de Vœlklingen. A cette époque,
l’exploitation se faisait encore par galeries, à flanc
de coteau, les eaux s’écoulant d’elles-mêmes, sans
installation spéciale, et le charbon s’enlevait à la
brouette. Le premier puits de mines n’a été foncé
que beaucoup plus tard, en 1843, quand on a commencé
 à s'attaquer aux couches profondes. Il fallait
donc dresser la carte topographique et y marquer
les affleurements de charbon. C’est le travail qu’entreprirent
 et menèrent rapidement à bien les ingénieurs
 Beaunier et Calmelet. Les résultats en furent
portés sur 66 cartes formant un Atlas, œuvre remarquable
 pour l’époque.
Mais, sur le mode d’exploitation à adopter, aucune
 décision n’avait encore été prise en 1814.
Provisoirement, les houillères ‘furent exploitées
pour le compte de l’État. 15 mines étaient ouvertes
en 1813, donnant un revenu de 140.000 fr. !. La

1. Voir, pour les discussions auxquelles donna lieu
l’exploitation des mines de la Sarre, Pu. Sacnac, Le Rhin
français pendant la Révolution et l’Empire, Paris, Félix
Alcan, 1917, p. 270-279.
            
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