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LA FRONTIÈRE DE LA SARRE
juillet jusqu’en octobre, pour installer à nos dépens
la Prusse dans la région de la Sarre.
Bœcking était un commerçant et un industriel ;
les arguments qu’il emploie sont, en effet, d’ordre
économique. Mais, par son éducation, ses affinités,
ses relations, il tenait de près à la Prusse : il se
montra, dans les suggestions qu’il fit valoir, le fidèle
interprète des métallurgistes d’outre-Rhin.
Un document original conservé aux archives de
Sarrebruck ! expose avec une clarté qui ne laisse
rien à désirer, les motifs de l’extrême insistance qui
finit par arracher la cession de ce territoire convoité
à la résistance de notre diplomatie. Les considérations
conseillant l’annexion à la Prusse (au détriment
de la Bavière, qui élevait aussi des prétentions
et qui garda longtemps des regrets) sont résumées
dans ce document,dont j’extrais les lignes suivantes :
Les provinces allemandes sont tributaires de la
France pour le sel. L’Allemagne paye ainsi des
sommes énormes qui lui seraient épargnées si, par la
possession des mines de houille, elle était en mesure
de régler le prix du sel.
Les aciéries établies à Sarrebruck doivent être aussi
prises en considération. Il est actuellement im-1.
Le texte de ce document se trouve dans l’écrit signalé
plus haut (W. Scumrrz, ouvr. cité, p. 31). Il contient
une adresse à Hardenberg, un inventaire des établissements
industriels existant dans la ville, et le promémoire
dont nous donnons des extraits.