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LA FRONTIÈRE DE LA SARRE
droite du Rhin avaient été introduits en masse. La
répercussion s’en était fait sentir par « une baisse
excessive des prix que les fers de Lorraine et de
Champagne ne cessent d’éprouver de ce chef »!.
Or, entre les usines à fer de la Moselle et les houilles
de la Sarre unies dans l’exploitation d’un marché
commun, un pacte de solidarité s’était formé :
devait-il être définitivement rompu ? On était d’autant
plus fondé à le craindre qu’un des premiers
actes de l’occupation étrangère avait été de mettre
la main sur notre École des Mines de Geislautern.
Il y avait alors à Sarrebruck un personnage dont
le rôle allait être actif et finalement prépondérant
dans les péripéties que traversa la contrée. Nouveau
venu à Sarrebruck, Henri Bœcking? n’était
1. Arch. Nat., F*, 684 : lettre du directeur de l’Ecole
des Mines de Geislautern.
2. Henri Bœcxine, né en 1785, à Trarbach-sur-Moselle,
devint après 1815 trésorier des Mines de Sarrebruck ;
il mourut à Bonn en 1862. Ce nom de BœcxkiNnc figure
actuellement à la tête de l’établissement de Brebach,
dans la banlieue de Sarrebruck. Sur ce personnage et les
événements auxquels il fut mêlé en 1814 et 1815, on a
consulté un écrit très documenté, mais naturellement très
partial, publié en 1865 à propos du cinquantenaire de la
réunion de Sarrebruck à la Prusse : W. ScumiTz, Politische
Zustände und Personen in Saarbrücken in den Jahren
1813, 1814, 1815 (Bibliothèque de l’Institut de France,
Fonds Barth). L’opuscule a été reproduit dans les Miiteilungen
des Historischen Vereins für die Saargegend, Heft 8,
1901. — (On a respecté ici le texte de M, VIDAL DE LA